• Monica Kessner

Pourquoi tes émotions te font acheter beaucoup trop de nourriture (+4 outils pour y remédier!)

Tu connais probablement l'alimentation émotionnelle qui est le fait de manger alors que tu n'as pas faim pour éviter de ressentir une émotion désagréable (solitude, peur, ennui...).


Mais connais-tu les courses émotionnelles ?

C'est le même principe : acheter et stocker de la nourriture, non pas pour une raison rationnelle mais pour une raison émotionnelle comme l'envie ou la peur de manquer par exemple.


Pourquoi travailler sur ce sujet ?

1) Le gâchis de nourriture et d'argent

2) L'encombrement de ta cuisine avec des produits que tu ne mangeras jamais

3) Le désalignement entre toi et tes valeurs d'écologie et de non-gaspillage (vrai poison pour ton estime de toi !)


Convaincue mais inquiète de finir avec une cuisine vide comme en ex-URSS ?

Rassure-toi, l'objectif est juste de te redonner du libre arbitre lorsque tu fais tes courses, tu pourras toujours choisir d'allouer (ou non) une belle part de ton budget à la nourriture !



Dans cet article, nous allons voir :

  1. un outil d'autocoaching pour comprendre la partie émotionnelle

  2. trois outils pratico-pratiques pour réduire ton stockage émotionnel de nourriture

  3. bonus : une réflexion sur la nourriture à vraiment stocker "au cas où"

Outil 1 : Auto-coaching pour l'esprit

Comprendre ce qui te fait trop acheter

De la même manière que tu dois identifier les pensées et les situations dans lesquelles tu manges de manière émotionnelle, il va falloir que tu réfléchisses à ce qui te fait acheter de manière émotionnelle.


Chez moi, j'ai mis le doigt sur trois mécanismes:

  • L'objet brillant : Envie d'un nouveau produit, envie de goûter, réduction sur un gros format, joli packaging...

  • Le "au cas où" : Produit acheté en trop grande quantité, en double, en avance...

  • Le syndrome du collectionneur : Envie d'avoir toutes les variétés d'un aliment (ex : lentilles corail, lentilles beluga, lentilles vertes et lentilles jaunes...)

Accepter l'émotion négative

Garde en tête que changer une habitude va être inconfortable au début. C'est normal. A chaque fois que tu "cède" à l'achat émotionnel, tu continues d'ancrer cette habitude. A l'inverse, à partir du moment où tu commences à ne plus le faire, tu crées une nouvelle habitude qui va se solidifier au fur et à mesure et devenir de plus en plus facile pour toi.


Pour contrebalancer l'inconfort et la peur du manque, je te conseille de garder en tête ta motivation à prendre cette décision et surtout les bénéfices.


Pour ma part, j'ai notamment listé :

  • être plus alignée avec mes valeurs

  • faire des économies (qui s'inscrivent dans mon objectif "dépenser moins pour travailler moins")

  • avoir une cuisine fonctionnelle, pratique et contenant uniquement des aliments que j'utilise avec plaisir

Note : Le fait d'avoir plein de trucs entamés ou que tu n'utilises pas participe à l'effet "y a rien dans mes placards" .

Vu que tu as plein de trucs que tu ne cuisines jamais, tu as l'impression de ne rien avoir. C'est un cercle vicieux.

Avoir moins de produits, mais dont tu te sers tout le temps vas au contraire créer une sensation d'abondance.

C'est paradoxal, mais c'est le fonctionnement de ton cerveau : tes pensées créent ta réalité !

Le pratico-pratique


Outil 2 : l'anti-liste de courses

C'est un super outil pour te rendre compte objectivement de ce que tu as déjà chez toi.

  1. Liste TOUS les aliments que tu as dans ta cuisine et estime le nombre de portions qu'il te reste à la louche (nombre de fois que tu peux manger dessus).

  2. Classe les aliments par types (féculents, légumineuses, légumes, fruits, protéines...).

  3. Compte le nombre de portions pour chaque type d'aliment (ex: 23 repas en féculents, 5 repas en légumineuses, 6 repas en légumes...)

  4. Prends note des quantités que tu as pour chaque catégorie. Plus que prévu, non ?

Où as-tu tendance à faire du stock ? Pourquoi ?

(De mon côté, j'ai tendance à "collectionner" les céréales et les légumineuses dans de jolis bocaux alignés...)


Avant de faire tes courses, reprends ton anti-liste pour te rendre compte de l'abondance dans tes placards.

En observant ça, qu'as-tu vraiment envie/besoin de racheter?

Outil 3 : FIFO (First In First Out)

Cette technique est directement tirée de l'industrie (j'ai bossé plusieurs mois dans une usine de macarons héhé).


FIFO, veux dire "First In First Out" (premier entré, premier sorti).

C'est une méthode de gestion des stocks : les items les plus "vieux", fabriqués ou achetés en premier, sont utilisés en premier.

C'est du bon sens. Si tu as deux aliments, tu manges celui qui périme le plus vite.


Dans la liste des "anti-courses", surligne les aliments que tu as depuis plus de 6 mois et donne-toi l'intention de les manger en priorité sur tes prochains repas.


Oui, il y a des aliments inhabituels à cuisiner pour toi.

Je t'invite à te dire que c'est la toi du passé qui a voulu te faire travailler ta créativité et te faire sortir de ta zone de confort en cuisine.

Il faudra bien les manger un jour alors autant le remplacer le plus vite possible par quelque chose de plus simple à cuisiner et de plus à ton goût !


Outil 4 : l'étagère de frigo "à manger en premier"


Le dernier outil est très simple : délimite une partie de ton frigo (une étagère, une boite) pour les choses à manger en premier et étiquette là "à manger en premier".


Tu peux y mettre les choses ouvertes, ce qui périme bientôt, les restes, les légumes qui commencent à tirer la tronche ou encore les aliments que tu as depuis très longtemps et que tu veux finir.


C'est particulièrement pratique si tu ne vis pas seule pour responsabiliser tout le monde : plus possible de faire semblant de ne pas voir ;)


Bonus survivaliste : Faire des stocks pour le vrai "au cas où"


Si tu veux faire un stock "au cas où" (maladie, confinement, pénurie ou autre), je t'invite à le faire en conscience et sans te mentir (non, ce riz à sushi n'est pas "au cas où", c'est un reste d'une sombre soirée japonaise de 2017).


Je te propose l'approche suivante :

  1. Sépare physiquement le stock "au cas où" de la nourriture du quotidien pour éviter de les mélanger

  2. Pose-toi les questions suivantes :

  3. Pour combien de temps veux-tu avoir à manger en avance ?

  4. Combien de portions de chaque famille d'aliment cela représente (féculents, légumineuses, huiles, protéines, fruits et légumes) ?

  5. Dans chaque famille, quels aliments se conservent bien ? ont un bon apport calorique et nutritionnel ? sont faciles à préparer / réchauffer ?

  6. Fais une liste de courses et achète spécifiquement ce dont tu as besoin

  7. Garde les aliments à l'obscurité, au sec et dans des contenants hermétiques (en verre idéalement) pour éviter qu'ils se fassent bouffer par des bestioles.

  8. Passe ce stock en revue tous les 6 mois pour t'assurer que tout est encore en bon état.

Te voilà prête à être alitée ou a faire face a une rupture de stock de pâtes :)

Si tu as un coup de stress ou une peur de manquer, tu peux penser à ton petit stock de secours, prêt dans le fond de ton garde-manger.


Si tu appliques régulièrement ces outils, je suis sure que tu vas petit à petit alléger ton budget, ta poubelle et ta conscience. Tu vas faire de la place pour des aliments plus frais, que tu aimes cuisiner et manger.


Le but final de la nourriture, vers lequel j'accompagne mes clientes, est de soit te nourrir soit te faire plaisir, pas de décorer tes étagères !



T'es-tu reconnue dans le sujet des courses émotionnelles ?

  • As-tu pu identifier ce qui générait ce comportement chez toi ?

  • Quels sont les aliments que tu as tendance à collectionner ?

  • As-tu des astuces de minimalisme pour compléter les trois outils ?

Je serais ravie de te lire en commentaires ou sur mes réseaux !


Monica

insta : @monicakessner_coaching/

mail : contact@monicakessner.com

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